La Brillante interview – #1

Lola Mathé.

Ou comment tisser des liens qui deviennent des projets
d’exposition.

Portrait de l'artiste Lola Mathé
Crédit photo Joséphine Bonnardot

P O R T R A I T

Lola Mathé est une artiste plasticienne française, dont le travail s’inscrit dans une démarche abstraite qui se concentre sur deux approches : l’utilisation du café comme médium et le collage abstrait mêlant différentes techniques telles que le papier, la peinture acrylique, la gouache, l’encre et la feuille d’or. Plus récemment, elle explore également un travail de tracé à travers des dessins à l’encre et au feutre.

Les préoccupations générales de ces deux séries sont la Nature et le Temps, qu’elle incarne et sublime à travers un langage d’empreintes et de formes découpées. Un univers fait d’abstraction où elle explore les concepts de répétition, de transformation, de permanence et de disparition ; elle s’interroge sur ce qui est, ce qui a été, ce qui s’efface et ce qui reste.

Reconnue pour sa pratique artistique depuis 2021 ; elle est représentée par la galerie d’art parisienne Esther et Paul depuis septembre 2023.

Crédit photo Joséphine Bonnardot

Artiste indépendante, designer graphique et directrice artistique, Lola Mathé exerce également en freelance pour Muzéo, agence de design et de création graphique, avec qui elle collabore depuis 2017. Elle y conçoit des solutions décoratives sur-mesure pour l’Hospitality, le Healthcare, les Workplaces et les Résidences.

En parallèle, elle s’implique sur une variété de projets hôteliers aux côtés d’agences de design et de curation telles que Amélie Maison d’Art, Atelier 27, VISTO, en répondant à des commandes sur mesure (œuvres originales signées, grands formats, créations in situ).

Lola est une artiste-auteure basée à Paris, membre de la Maison des Artistes et de l’ADAGP.

L E P R O J E T

« Le temps d’une soirée, j’ai été invitée à exposer mon travail au sein de la boutique Mauboussin située rue de Passy. Ce projet collaboratif a donné lieu à un vernissage où mes œuvres -posées sur les vitrines- venaient s’harmoniser avec la nouvelle collection de bijoux Mauboussin, maison emblématique de la joaillerie française ». 


L’ I N T E R V I E W

Tu te souviens du moment précis où le projet a commencé à exister pour toi ?

Lola Mathé : Ce projet est né d’une rencontre. Celle avec Cathy Pronier McCollough, collectionneuse et amatrice d’art, avec qui je tisse un lien depuis plusieurs années. Cathy me suit et suit mon travail depuis « mes débuts », et a toujours manifesté un intérêt à collaborer avec moi. Il fallait simplement attendre qu’un projet adéquat se présente. Un projet qui fasse sens, autant pour elle que pour moi. 


Comment le projet s’est-il concrètement mis en place ?

Lola Mathé : Dans le cadre de ce projet avec Mauboussin, Cathy a joué le rôle d’agent en présentant mon travail à Monica, gérante de la boutique Mauboussin rue de Passy, qui a été très réceptive à mon univers et à l’idée de donner vie à ce projet tripartite. Tout s’est mis en place de façon très naturelle : la rencontre avec Monica, la sélection des oeuvres, la communication auprès de nos réseaux respectifs, l’accrochage qui a donné lieu à une soirée de vernissage où les invité(e)s pouvaient découvrir à la fois mes oeuvres mais aussi la nouvelle collection de bijoux de la maison Mauboussin. 


Qu’est-ce qui a été le plus difficile à mettre en œuvre ?

Lola Mathé : Le timing étant assez court, la production des œuvres a été intense. Par ailleurs, exposer dans une boutique de joaillerie a été un petit challenge : les « codes » étant très différents de ceux des galeries d’art ; il a fallu penser l’installation des œuvres non pas comme un accrochage standard (à l’aide de cimaises ou fixées au mur). Celles-ci reposaient sur les vitrines des bijoux. Mais finalement, l’harmonie s’est créée très facilement, ce qui m’a rassurée et confirmée que mes œuvres étaient au bon endroit, que ce projet avait du sens. 

As-tu dû apprendre quelque chose de nouveau pour ce projet ?

Lola Mathé : Je tire toujours une certaine forme d’apprentissage de chaque expérience ; tant sur le plan professionnel, technique, qu’humain. Ici, je dirais que la nouveauté pour moi a été d’aller à la rencontre d’une clientèle à laquelle je ne suis pas habituée : celle issue du monde de la joaillerie. Je trouve cela très intéressant et constructif de briser les barrières entre différents domaines, d’amener l’art là où on ne l’attend pas forcément. Et qui par ailleurs, est généralement toujours très bien reçu. 


Qu’est-ce qui ne s’est pas passé comme prévu, et qui, finalement a fait la différence ?

Lola Mathé : L’affluence le soir de l’événement ! Nous ne nous attendions pas à autant de monde. C’était super de se laisser porter et d’aller à la rencontre des invité(e)s. 


En quoi il a transformé ta manière de créer ou de te positionner ?

Lola Mathé : Ce projet n’a pas eu d’impact sur ma manière de créer, du moins pas consciemment, pas pour le moment. En revanche, il me donne l’envie de collaborer avec d’autres Maisons de joaillerie mais également avec d’autres artisans, designers, créateurs dont le savoir-faire résonne avec le mien.


Si tu devais résumer cette expérience en une phrase pour un artiste qui hésite à se lancer, tu lui dirais quoi ?

Lola Mathé : Cela peut sembler un peu bateau mais je lui conseillerai de suivre son intuition. Depuis toujours j’ai fonctionné ainsi, dans chacun des domaines de ma vie ; et cela m’a toujours portée. Si l’envie est là, alors tout se passera bien…


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Portrait Aurélie Lecou, fondatrice de l'agence innée, communication et positionnement pour artistes et artisans d'art.