Arles – Edition 2025.
Les Rencontres de la photographie.

Les Rencontres de la photo d’Arles, c’est LE rendez-vous international majeur de la photographie.
Chaque été, la ville d’Arles devient un laboratoire visuel, où se croisent artistes émergents et figures incontournables. 2025 en est la 56ème édition. 46 expositions ouvertes durant 3 mois.
Images indociles
« L’engagement traverse l’ensemble de la programmation. De l’Australie au Brésil, en passant par l’Amérique du Nord et les Caraïbes, tandis que le monde est ébranlé par la montée des nationalismes, l’essor du nihilisme et les crises environnementales, les regards photographiques proposés offrent un contrepoint essentiel aux discours dominants, célébrant la diversité des cultures, des genres et des origines« .
Avec un thème comme ça, ça ne pouvait être que passionnant.
Imaginez déambuler dans cette ville où chaque mur est paré d’affiches toutes plus belles les unes que les autres, pouvoir entrer dans des lieux incroyables pour découvrir de l’art. Joie.
Je vous emmène à travers mes 4 expositions coup de coeur et je salue au passage l’incroyable travail des curateurs de cette édition.

Letizia Battaglia – « J’ai toujours cherché la vie ».
Letizia Battaglia (1935–2022) était une photographe italienne emblématique, connue pour ses images puissantes de la Sicile et de la mafia. Son œuvre est à la fois politique et poétique.
En parcourant l’expo dans la superbe chapelle Saint Martin du Méjan, on ressent la violence de cette époque mais aussi la force saisissante de ses portraits.
Vous pouvez retrouver ici plus de visuels.
Fondation Manuel Rivera-Ortiz – Sortilèges.
Vous le comprendrez au nombre de photos, j’ai adoré cette exposition.
Une invitation à plonger dans les mystères, la magie et les mondes occultes. L’exposition tient sa promesse, et le bâtiment de la Fondation Manuel Rivera-Ortiz y contribue grandement.
On passe entre les figures de la Vierge Noire, de Sainte Sara et de Mazu dans le taoïsme. La programmation interroge ces croyances populaires, entre dévotion et marginalité. C’est un voyage à travers les cultures et les époques qui donne envie d’enrichir les découvertes au travers de lectures complémentaires. Magique.
Je vous mets le lien vers la page dédiée ici.
Joao Mendes & Afonso Pimenta – Retratistas do Morro.
D’abord, le lieu, il mérite de s’y attarder. Le Croisière est un ancien garage fluvial transformé en espace d’exposition, il accueille chaque été des installations monumentales et des propositions expérimentales.
J’adore cet endroit, réaménagé chaque année en fonction du thème des Rencontres.
L’exposition met à l’honneur deux photographes majeurs : João Mendes et Afonso Pimenta. Emblématiques d’un mouvement artistique porté par des photographes vivant et travaillant dans les favelas brésiliennes.
À travers leurs regards, ces images sont les témoins des vies, des luttes et des réussites des populations les plus modestes. Très très beau et émouvant à parcourir.
Le lien vers la page ici.
Kourtney Roy – La touriste.
Sûrement LE coup de coeur parmi les coups de coeur pour moi sur cette édition.
L’exposition est installée dans l’ancien Collège Mistral, avec sa cour intérieure et ses grandes salles de classe repeintes pour une scénographie incroyable vs le travail de Kourtney Roy.
Je vais citer le curateur Del Barrett parce qu’il en parle parfaitement :
« L’effet global est celui d’un grand coup de marteau assené sur le cliché des vacances. D’après de nombreuses études, la plupart des gens préfèrent l’anticipation et le souvenir à l’expérience réelle de leurs congés. Voilà pourquoi les photos sont si importantes pour eux. Elles éliminent les déceptions et créent un souvenir nacré de plaisirs qui n’ont pas eu lieu. Roy inverse le rituel en nous emmenant dans un décor apparemment glamour, mais qui en réalité est beaucoup plus proche de notre propre expérience ».
Le lien vers la page est ici mais surtout, je vous recommande de prendre 4mn pour visionner cette vidéo, projetée durant l’exposition. Je n’en dis pas plus.
Crédits photos : Aurélie Lecou.
Sinon moi tout va bien.
Quand je n’escalade pas des chaises vintage de maitres nageurs, je poursuis mes accompagnements d’artistes et mes shootings d’ateliers et de projets d’architectes d’intérieur.
Le Journal de l’agence innée débute en Octobre.
Cette jolie agence prend forme à son rythme.
